Mardi 30 juin 2009

Historique

Le Liuhe Bafa Quan (Liu Ho Pa Fa Chuan, cantonais Lok Hop Ba Fa Kuen), "Poing des 6 harmonies et des 8 méthodes", également connu à l'origine sous le nom de Shui Quan ou "Boxe de l'eau", est un style "interne" de Quanfa. Selon la légende, son fondateur serait Chen Xi Yi (871-989), un taoïste natif de la province d'Anhui qui vivait sur le mont Hua. On dit qu'il alla, sur les conseils d'un autre maître taoïste, au Rocher des 9 Chambres sur le mont Wu Dang, pour améliorer sa pratique du Qigong et apprendre celle de l'hibernation. Chen Xi Yi se trouve dans le lignage du Yin Hsien Pai (Secte des Immortels Cachés), qui assura la transmission du taoïsme de Lao Tseu à travers les âges. Chen Xi Yi aurait mis au point la "Boxe de l'eau" mais ne l'aurait jamais enseignée, laissant uniquement des écrits de ses travaux.

Plus vraisemblablement, le Liuhe Bafa Quan aurait été créé lors de la dynastie des Qing, car il partage des ressemblances avec le Taiji Quan, le Xingyi Quan et le Bagua Zhang. Certains le croit fondé vers 1860 par Lee Dong Feng (1820-1920), qui aurait recréé la Boxe de l'eau à partir des manuscripts de Chen Xi Yi qu'il aurait retrouvé près de son squelette dans une grotte. Ces soit-disant manuscripts originaux n'existent plus, mais Lee Dong Feng a écrit un poème qui est devenu la référence des pratiquants de la Boxe de l'eau

Wu Yi Hui (Wu Yik Fan, 1887-1961), le plus grand expert connu, apprit cet art avec Yan Guo Xin et Chen Guan Di, puis avec Chen He Lu. Il enseigna à son tour à la fin des années 1920, à Shanghai. Deux des disciples de Wu Yi Hui, Liang Zi Pang et Chen Yi Ren, allèrent à Hong Kong et enseignèrent le Liuhe Bafa Quan dans les années 1940 et 1960 respectivement. Le fils de Wu Yi Hui, Wu Ying Hua, établit une société pour promouvoir le Liuhe Bafa Quan à Huainan, dans la province d'Anhui.

 

Technique

Le Liuhe Bafa Quan combine la puissance du Xingyi Quan avec les déplacements du Bagua Zhang et la force neutralisante du Taiji Quan.

Les 6 "combinaisons" ou "harmonies" internes sont : corps et cerveau (apprendre à se mouvoir correctement dans l'espace), cerveau et dessein (donner un sens aux mouvements), dessein et énergie interne (le souffle se coordonne aux mouvements), énergie interne et esprit (atteinte d'un niveau d'attention supérieur), esprit et mouvement (l'esprit rejaillit à travers les mouvements), mouvement et vide (réagir sans penser à la technique à utiliser).

Les 6 combinaisons ou harmonies externes sont le corps et les articulations (colonne vertébrale, dos et cou), les mains et les articulations, les pieds et les articulations, les mains et les pieds, les coudes et les genoux, les épaules et les hanches.

Les 8 "méthodes" permettent d'appliquer les 6 combinaisons ; les méthodes externes ou physiques sont : lever et baisser, déplacer et rester immobile, avancer et reculer, ouvrir et fermer, yin et yang, vide et plein, sauter et enjamber, combiner les 6 harmonies.

Les 8 méthodes internes ou ésotériques sont : chi (l'énergie interne, dirigée par le cerveau), ku (les os, renforcés par le chi), hsing (la forme des mouvements, qui conditionne la circulation du chi), hsui (suivre les mouvements de l'adversaire et sa propre circulation de chi), ti (lever le chi du tan tien en levant la tête pour allonger le cou et la colonne vertébrale, afin d'améliorer posture et équilibre), hua (renvoyer le chi dans le tan tien, détourner le chi de l'adversaire, effectuer des mouvements de va-et-viens), le (préserver son énergie mentale et physique), fu (dissimuler son chi, sa technique).

Il existe six taolu (enchaînements pré-arrangés) : le Liuhe Bafa Quan, la forme principale qui contient toutes les techniques du style, et est constituée de deux sections composées au total de 66 groupes de mouvements ; la forme des douze animaux ou Sanpan Shiershi, qui se pratique comme un entraînement aux principes et techniques de base ; la forme des huit paumes liées ; la forme du combat du dragon et du tigre ; la forme du dragon lové ; la forme de la nage du dragon lové.

Ref: espace perso.orange.fr/artsguerriers/chine

Par Basile - Publié dans : Les styles - Communauté : Autour du Kung fu wushu
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Lundi 29 juin 2009


Wikipedia:

Le chang quan est une boxe traditionnelle du nord de la Chine. Elle a été construite et enseignée essentiellement dans la communauté musulmane des Hui.

Elle se caractérise par ces nombreux coups de pieds sautés, l'allongement des postures et des mouvements. Cette boxe réclame de la part du pratiquant des qualités gymniques (souplesse et tonus).

Il ne faut pas confondre ce style avec plusieurs enchaînements du Shaolin quan traditionnel qui portent ce nom, ni avec les versions modernes du Shaolin quan.

En 1956 la Commission nationale d'éducation physique (Guojia Ti Wei) réalise une synthèse de plusieurs boxes du nord de la Chine afin de créer une boxe plus sportive. Cette boxe fut appelée chang quan (« long poing » ou « boxe longue »). Ce chang quan moderne se voulait une synthèse officielle de plusieurs boxes musulmanes : cha quan, hua quan, pao quan et hong quan, toutes choisies pour leurs qualités gymniques (tonicité, étirement) et chorégraphiques. Cette boxe sert de base à l'ensemble des écoles de wushu gong fu dépendantes des institutions sportives régionnales ou nationale.


Ce style:

 

Le Chang Quan est un style que nous pratiquons pour ses qualités gymniques et artistiques.
Le Chang Quan moderne est codifié à partir de plusieurs styles du Nord de la Chine et qui ont des caractéristiques communes.

Les mouvements très rapides du Chang Quan comportent des postures très basses et de nombreux sauts aériens. Dans ce style, c'est la recherche artistique et gymnique qui est mise en avant. Les mouvements amples sont précisément et rapidement exécutés. Les mouvements du Chang Quan demandent une très grande souplesse pour être parfaitement exécutés.

Il n'est pas indispensable de savoir faire le grand écart ou bien de sauter très haut. Il faut en revanche chercher un équilibre entre souplesse et tonicité pour non seulement pouvoir executer les Taos, mais surtout être bien dans son corps.

 

Un peu d'histoire:

Ce terme est ancien, mais plusieurs styles n'ayant aucun rapport historique le portent. Il y a le Chang Quan créé par l'Empereur Song Taizu (927-976), dont certaines boxes aujourd'hui se réclament. Plus récemment, le Chang Quan mis au point et enseigné à "l'Institut central de l'art national" de Nanjing.

Encore plus récemment, il y a le Chang Quan créé à partir de 1956, très répandu actuellement. Ce Chang Quan moderne se voulait au commencement, une synthèse officielle de plusieurs boxes musulmanes parentes : Cha Quan, Hua Quan, Pao Quan et Hong Quan.

De nos jours, tel qu'il est pratiqué en compétition, c'est plutôt une gymnastique acrobatique qu'un art martial traditionnel. Ce Chang Quan moderne est pourtant en Occident parfois enseigné comme une boxe ancienne. Un dicton populaire a été repris par les concepteurs des compétitions modernes de Tao (formes).

 

"Pied dans le Nord, Poing dans le Sud".
Ce dicton, réducteur, signifie que les styles du nord de la Chine utilisent plus les pieds et les acrobaties, alors que les styles du Sud sont plus ancrés au sol et puissants. Dans les compétitions officielles le Chang Quan est le style représentant la partie Nord de ce dicton, alors que le Nan Quan représente lui le Sud.
Ce Chang Quan moderne se distingue par des postures très basses, des techniques bien longues et des figures acrobatiques qui le rendent particulièrement attrayant à voir.

Wu Pu Chang Quan ("5 pas Chang Quan")

Par Alexis - Publié dans : Les styles - Communauté : Autour du Kung fu wushu
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