Né voici plusieurs siècles en Chine, le TAI-CHI est pratiqué de nos jours par
le peuple chinois tout entier. C'est une discipline complète qui exerce en même temps le corps et l'esprit et qui est basée sur le Taoïsme, avec son célèbre principe de "Non Agir" ainsi que sur
la philosophie du Yin et du Yang et la théorie des Cinq Eléments : Eau, Feu, Bois, Métal, Terre qui sont à la fois matières et énergies
De loin, le TAI-CHI ressemble à une sorte de combat sans violence, aux mouvements circulaires et lents que l'on enchaîne. Ces mouvements sont à l'origine des mouvements de la Boxe chinoise, mais
stylisés et adoucis, il ont perdu leur finalité combative.
Certains pratiquants le considèrent comme une gymnastique psychosomatique, d'autres comme une méditation en mouvement. La détente dans les mouvements, la douceur et la profondeur du souffle,
l’abandon de la force musculaire pour percevoir l'énergie interne, l’élimination de divers blocages physiques et psychologiques, sont obtenus progressivement par la pratique.
Parmi les bienfaits, le TAI-CHI apaise le coeur, calme l'esprit. Il détend le corps, dénoue les articulations. Il est bon pour la circulation du sang, améliore la digestion, tonifie la peau....
Un exercice assidu permet d'accéder peu à peu à la sérénité, prévient en outre la dépression et les maladies. Le TAI-CHI agit encore sur un autre plan. Comme le Qi-Gong, il tend à remettre
l'homme à sa place dans le Cosmos et à le mettre aux prises avec les grandes sources d'énergies de l'Univers.Pour les non initiés, il est difficile de trouver les endroits surs et valables pour
apprendre le TAI-CHI. Il s'agit d'un Art ancien dont la pratique ne peut être dissociée du CHI-KONG. En effet, si le TAI-CHI apporte le calme intérieur, le CHI-KONG consolide et augmente la force
et la vitalité. Ces deux disciplines se complètent harmonieusement pour assurer une bonne santé physique et mentale.
Par Maitre Tran-kinh (Ecole du Tigre volant à Paris)
La Boxe chinoise
Il existe plusieurs classements pour les arts martiaux chinois.
Le premier est géographique :
Les boxes du
sud (nan quan)
Les boxes du nord (bei quan)
On trouve ce dicton "nan quan bei tui" : poings dans le sud, jambes dans le nord. En vérité, la réalité est plus complexe, on trouve dans le nord des styles
utilisant essentiellement les mains / poings comme par exemple le xing yi quan (boxe de la forme et de la pensée) et dans le sud le style "gou quan" (boxe du chien) assied sa stratégie sur les
coups de pieds. Disons que les styles du nord (bei quan) se caractérisent par des mouvements amples et un relâchement du corps, les styles du sud ont des mouvements plus courts avec
endurcissement du corps.
Le deuxième classement est apparu au 19ème siècle :
Un troisième classement peu se faire aujourd'hui :
[Avec cette multitude de styles, il n'existe pas d'uniformité en boxe chinoise. De nombreuses boxes sont issues du cercle
familial. La transmission s'effectuait de maître à disciples. On retrouve aujourd'hui des styles anciens et modernes. La plupart des boxes sont désignées par quan (boxe, poing), men (école,
style), pai (courant, école).
Exemple: Nan quan (boxe du sud), chang quan (la longue boxe), shaolin pai (le courant de shaolin), ziarn men (école naturelle).]
Sources pour ce texte:
Dictionnaire des arts martiaux chinois
T. Dufresne et J.Nguyên Edition budostore épuisé
De Shaolin à wudang
les arts martiaux chinois
José Carmona Guy trédaniel éditeur