Dimanche 26 juillet 2009

Né voici plusieurs siècles en Chine, le TAI-CHI est pratiqué de nos jours par le peuple chinois tout entier. C'est une discipline complète qui exerce en même temps le corps et l'esprit et qui est basée sur le Taoïsme, avec son célèbre principe de "Non Agir" ainsi que sur la philosophie du Yin et du Yang et la théorie des Cinq Eléments : Eau, Feu, Bois, Métal, Terre qui sont à la fois matières et énergies
De loin, le TAI-CHI ressemble à une sorte de combat sans violence, aux mouvements circulaires et lents que l'on enchaîne. Ces mouvements sont à l'origine des mouvements de la Boxe chinoise, mais stylisés et adoucis, il ont perdu leur finalité combative.
Certains pratiquants le considèrent comme une gymnastique psychosomatique, d'autres comme une méditation en mouvement. La détente dans les mouvements, la douceur et la profondeur du souffle, l’abandon de la force musculaire pour percevoir l'énergie interne, l’élimination de divers blocages physiques et psychologiques, sont obtenus progressivement par la pratique.
Parmi les bienfaits, le TAI-CHI apaise le coeur, calme l'esprit. Il détend le corps, dénoue les articulations. Il est bon pour la circulation du sang, améliore la digestion, tonifie la peau.... Un exercice assidu permet d'accéder peu à peu à la sérénité, prévient en outre la dépression et les maladies. Le TAI-CHI agit encore sur un autre plan. Comme le Qi-Gong, il tend à remettre l'homme à sa place dans le Cosmos et à le mettre aux prises avec les grandes sources d'énergies de l'Univers.Pour les non initiés, il est difficile de trouver les endroits surs et valables pour apprendre le TAI-CHI. Il s'agit d'un Art ancien dont la pratique ne peut être dissociée du CHI-KONG. En effet, si le TAI-CHI apporte le calme intérieur, le CHI-KONG consolide et augmente la force et la vitalité. Ces deux disciplines se complètent harmonieusement pour assurer une bonne santé physique et mentale.

Par Maitre Tran-kinh (Ecole du Tigre volant à Paris)

Par Alexis - Publié dans : Taiji Quan - Communauté : Autour du Kung fu wushu
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Jeudi 23 juillet 2009

La Boxe chinoise

Il existe plusieurs classements pour les arts martiaux chinois.
Le premier est géographique :
Les boxes du sud (nan quan)
Les boxes du nord (bei quan)
On trouve ce dicton "nan quan bei tui" : poings dans le sud, jambes dans le nord. En vérité, la réalité est plus complexe, on trouve dans le nord des styles utilisant essentiellement les mains / poings comme par exemple le xing yi quan (boxe de la forme et de la pensée) et dans le sud le style "gou quan" (boxe du chien) assied sa stratégie sur les coups de pieds. Disons que les styles du nord (bei quan) se caractérisent par des mouvements amples et un relâchement du corps, les styles du sud ont des mouvements plus courts avec endurcissement du corps. 

 

Le deuxième classement est apparu au 19ème siècle :
La famille des boxes externes (waijia) :
Boxe de shaolin  et toutes les autres boxes
La famille des boxes internes (neijia) :
taiji quan, xing yi quan, bagua zhang et liuhebafa
Suivant la légende, les boxes externes seraient nées au monastère de shaolin
(bouddhiste) et utiliseraient la force musculaire.
Les boxes internes auraient pour origine le mont Wudang (taoîste) et utiliseraient la force interne (qi).
Ceci est très simpliste, car on sait aujourd'hui que les écoles internes ne sont pas nées sur le mont wudang et utilisent aussi bien la force musculaire que le qi. Cette classification est aléatoire, la plupart des styles externes n'ont pas comme origine le temple shaolin.
Cette répartition interne / externe fût mise au point à Pekin en 1894 et diffusée par les professeurs de boxes dites internes.

 

Un troisième classement peu se faire aujourd'hui :
Les boxes anciennes traditionnelles
Les boxes modernes sportives
A partir de 1949, le wushu se modernisa selon deux axes, les exercices de santé (qi gong) et le sport. Certaines pratiques martiales comme le taiji quan ont subi une transformation pour devenir "une gymnastique douce de santé" (en gardant parfois l'entraînement martial).
Certains styles comme le nanquan moderne sont devenus des boxes de démonstration n'ayant que peu d'applications martiales. Des boxes sportives ont été créées pour accentuer le dynamisme et le spectacle comme le chang

 

 

[Avec cette multitude de styles, il n'existe pas d'uniformité en boxe chinoise. De nombreuses boxes sont issues du cercle familial. La transmission s'effectuait de maître à disciples. On retrouve aujourd'hui des styles anciens et modernes. La plupart des boxes sont désignées par quan (boxe, poing), men (école, style), pai (courant, école).
Exemple: Nan quan (boxe du sud), chang quan (la longue boxe), shaolin pai (le courant de shaolin), ziarn men (école naturelle).]

 

Sources pour ce texte:
Dictionnaire des arts martiaux chinois
T. Dufresne et J.Nguyên  Edition budostore  épuisé

De Shaolin à wudang   
les arts martiaux chinois
José Carmona   Guy trédaniel éditeur

 

Par Basile - Publié dans : Les styles - Communauté : Autour du Kung fu wushu
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